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Pietro Vannucci, dit le Pérugin, élève d’Andréa del Verrochio, contemporain de Léonard de Vinci, Boticelli, Michel-Ange et probablement maître de Raphaël : Rien de moins. Sublime !

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Le Pérugin ou Raphaël. Retable de Fano, prédelle représentant des épisodes de la Vie de la Vierge, 1488-1497. Tempera sur bois. 28 x 261 cm

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Saint Sébastien repris par tant d’autres … dont Niki de Saint Phalle

Travail d’orfèvre, délicatesse, beauté, perspectives, humanité, gamme chromatique, sfumato … quand l’art et le sacré s’unissent pour transcender le sublime !

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Le Christ couronné d’épines et la Vierge, 1495-1497. Huile sur bois. (Coll. particulière Suisse)

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à gauche une des « Vierge à l’enfant » (vers 1500) huile sur bois de 70 sur 51 cm,
au centre portrait de Don Baltassare (1500) huile sur bois de 26 sur 27 cm,
à droite « Saint Bernardin soigne d’un ulcère la fille de Giovanni Antonnio Petrazio da Rieti » (1473) Tempera sur bois de 79 x 57 cm

Mais ça c’était avant ! avant le dernier jour, 19 janvier 2015 au Musée Jacquemart André.

ouf … j’ai juste eu le temps de ne pas le louper !

Au Louvre : un empire de l’Afrique à l’Espagne … ou découvrir le Maroc médiéval … rare, riche et beau !

Un empire qui va en effet s’étendre des confins du sud saharien, de l’Algérie et la Tunisie pour traverser la Méditerranée jusqu’en Espagne et ce du XIème au XVème siècles (l’âge d’or marocain) Trois dynasties vont successivement contribuer à cet essor culturel, religieux et marchand : les Almoravides, les Almohades et les Mérinides. Cette exposition nous donne à découvrir ainsi les liens entre mondes musulman et chrétien, avec une attention particulière à Al Andalus, territoire musulman en Espagne. Témoins de cet âge d’or, de superbes lustres, minbars, vantaux, astrolabes, étoffes, écritures saintes … quelques 300 pièces d’une qualité artistique et historique rarement rassemblées jusqu’alors.

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Les super nanas de Niki dans la lumière du Grand Palais ! Ombres et lumières. Tirs and tears. « Mourir pour renaître »

Coup de coeur pour les 3 graces de Niki

Les « 3 grâces » de Niki de Saint Phalle tournant sous la lumière du Grand Palais. Superbes ! Géantes, petites têtes, corps surdimensionnés et pourtant si voluptueuses, généreuses et légères dans leurs habits de couleurs et de lumière !

Et pourtant elles émergent sur un parcours plein de souffrances, de violences et de revendications. Niki de Saint Phalle c’est avant tout un cri dans la société des années 60. Ce n’est qu’en 1995, à l’âge de 65 ans, qu’elle révèle d’avoir été violé à l’âge de 11 ans par son père. Désintégration, tirs à la carabine, engagement féministe, révolte contre les institutions familiales, religieuses ou politiques. Même si la démarche n’a rien à voir entre ces artistes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à « La porte de l’enfer » de Rodin, à Jackson Pollock, Frida Kahlo, Gaudi et le facteur Cheval … Pour le reste Niki de Saint Phalle est Niki de Saint Phalle, un hymne à la femme libérée, à l’art hors les murs ! Incontournable … même pour le vieil esthète classique que je suis !

La porte de l'enfer de Rodin Niki et Rodin Pollok Niki et Pollock

La Columna Rota de Frida Kahlo  Saint Sébastien de Niki de Saint Phalle

Quelle belle rencontre que celle proposée par le Musée Rodin : le photographe Robert Mapplethorpe et le sculpteur Auguste Rodin

Belle rencontre en effet que ces 2 géants qu’un siècle et la technique séparent, mais que le génie, la lumière et le corps humain rassemblent ! A souligner la remarquable scénographie faite de plans subtils, de transparences, de connivences …

Mapplethorpe Rodin  ... Léonard de Vinci ?    

Chapeau ! 3326 diamants, 198 émereaudes et 168 rubis rien que sur la Mitre de San Gennaro ! Impressionnant de beauté !

Ciboire de Ferdinand II ...Le Vésuve s’est tu et la peste semble avoir été éradiquée à peu près partout (encore que …)

La terre afghane se réveille et plus de 2000 villageois disparaissent en ses entrailles, l’Ukraine se déchire, la mondialisation est celle de la pauvreté. Il n’empêche …

le MUSEE MAILLOL nous donne à admirer le TRESOR de NAPLES  JUSQU’AU 20 JUILLET.  Pacte millénaire, mystère inexplicable … les joyaux de San Gennaro. Ce trop plein de richesse peut mettre mal à l’aise, déranger. Ce Trésor existe depuis si longtemps, est si beau, sa disparition ne changera rien au cours du temps. D’autant qu’il n’appartient ni aux anciennes dynasties régnantes, ni à l’Etat, ni à l’Eglise mais au peuple, aux Napolitains eux-mêmes. N’hésitez donc pas à aller l’admirer. Ce ciboire par exemple, don de Ferdinand II est d’une beauté rare, le collier de San Gennero rassemblant les dons de rois et reines, somptueux bijoux réunis entre le XVIIème et le XIXème siècle. Ce Trésor représente l’une des plus grandes collections de joailleries du monde.

Trop tard ! finie la belle exposition « Animalités » de Cécile Baërd … mais j’ai vu, découvert et aimé.

Trop tard, l’expo est terminée, mais vous qui aimez le dessin, je vous invite à aller sur le site de Cécile Baërd ….  http://baerdc.wix.com/cecilebaerd  en sachant que manifestement c’est de loin le trait à la peinture que je préfère chez Cécile, un trait qui sait où il va ou au contraire ne sait pas, se cherche en se tournant et se retournant dans des contorsions ( … pensée humaine ?)  sur lui-même créant un maillage fin ou aérien, des gris des noirs des estompes avec des ruptures colorées … pour faire naître de la poésie sur un coin de papier Canson … Promis, Cécile nous préviendra plus tôt la prochaine fois et nous serons plus nombreux à venir partager son art !

Ouverture du Musée MENDJISKY dédié aux « ECOLES DE PARIS »

Maurice Mendjisky jusqu'au 12 juillet Ce jeudi 10 avril, j’ai eu le privilège d’être invité à l’inauguration de ce nouveau Musée du XVème situé dans le bel Espace du 15 square de Vergennes, architecture années 30 de Mallet-Stevens habillé des vitraux de Barillet. Un peu dérouté je l’avoue par un parcours « sous influences » … Cézanne,  Seurat, Derain, Modigliani, Renoir, Soutine, Vallotton … et des encadrements pas toujours très heureux à mon goût, voire souvent en décalage avec l’œuvre. Ma préférence va pour ses portraits de femmes dont la sulfureuse Kiki de Montparnasse qui fut sa muse pendant 3 ans avant qu’elle ne le quitte pour un  certain Man Ray. Qu’elles soient nues on non, endormies ou en train de lire … elles sont très belles ! Enfin au dernier niveau du Musée, en pleine lumière le remarquable, exceptionnel et âpre hommage au Ghetto de Varsovie à l’encre de chine sur papier …

Catherine Aubecq à la Galerie des Femmes jusqu’au 6 décembre …

l'Art du Nihon-Ga Bel endroit que celui de la Galerie des Femmes au cœur du « quartier latin » (plus exactement 35 rue Jacob Paris 75006) où sont exposées jusqu’au 6 décembre prochain les œuvres de Chen Yiching (Maître de l’art en Nihon-Ga) et de ses élèves dont notre amie Catherine Aubecq « voisine de stand » lors des Journées Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes du XVème arrondissement de Paris. Ce qui réunit ces artistes est donc le Nihon-Ga ou plus simplement la peinture traditionnelle japonaise caractérisée et par le support et par les pigments et par les liants … Les approches très différentes et singulières font de cette présentation une exposition riche et plaisante. Je vous invite donc à aller flâner pas loin de l’Eglise de Saint-Germain des Prés et faire un petit détour à la Galerie des Femmes toute proche. (Bruno Laforge)

La « Tête dans les nuages » … installations, photos, peinture … et poésie. Petit accrochage en un lieu charmant.

 Cette exposition ‘Hors les murs » du Musée de la Poste (actuellement en travaux) est présentée au Musée du Montparnasse, tout petit musée situé au 21 avenue du Maine, cité des arts qui croule sous les glycines. Une fois rentré et après un exposé scientifique sur les nuages, montez à l’étage pour découvrir de superbes photos de la coréenne Mi-Hyun Kim prises sur les hauteurs du Huang Shan classé au patrimoine mondial de l’Unesco, les fantômes du Néerlandais Berndaut Smilde, une petit installation de Pierre Malphettes, les clichés de l’américain Spencer Finch et enfin les tableaux du parisien Olivier Masmonteil avec sa série « Quelle que soit la minute du jour »

L’exposition est gratuite et courte … je vous invite vivement à prendre le temps de vous asseoir sur le petit canapé, de chausser les écouteurs et de vous laisser aller au chant des poèmes récités … balade poétique hors du temps assurée … planant !

Après « l’Ange du bizarre » et « De l’Allemagne » l’imaginaire prend à nouveau le pouvoir au Musée d’Orsay jusqu’au 11 mai avec Gustave Doré … et c’est tant mieux !

Aigle noir prusse ... ou l'Enigme        Don Quichote 

Gustave Doré, ce ne sont pas que les Contes de Perrault … ce sont aussi de superbes aquarelles, des lavis délicats, des toiles fortes, des paysages à la Caspar David Friedrich … témoin de son temps, « Grand reporter du XIXème » … et comme lançait Emile Zola « On appelle ça illustrer un ouvrage : moi je prétends que c’est le refaire. Au lieu d’un chef-d’oeuvre, l’esprit humain en compte deux. »

Vous avez aimé « l’Ange du bizarre » et « de l’Allemagne » vous aimez Victor Hugo, Dickens, Goya … Gustave Doré est d’un romantisme et d’un réalisme qui ne pourra pas vous laisser indifférent, un travail d’orfèvre … conte d’enfants pour adultes. Certains diront que cela est d’un autre temps mais enfant je reste et de m’émerveiller je continue et continuerai sans m’inquiéter … allez … laissez-vous aller avec la petite vidéo www.youtube.com/watch?v=4yd1lRAs1F0

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