Si la galanterie n’était qu’un subterfuge du libertinage ? La question est posée dans le cadre de l’exposition « FRAGONARD AMOUREUX » au Luxembourg jusqu’au 24 janvier prochain.

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Qui y-a-t-il de commun entre ces 2 œuvres de « Frago » ?

La réponse est :

Le marquis de Véri (1722-1785) mécène distingué qui commanda vers 1777 à Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) « Le Verrou » à gauche et « l’Adoration des bergers » à droite 

L’une est une piquante scène de séduction libertine, la seconde une toile religieuse. L’irrespect religieux transparaît sans doute dans cette association mettant en regard offrande sacrée et consommation sexuelle … Pour ma part j’ai été séduit par la délicatesse de cette peinture, le traitement de l’ombre, de la lumière et de la sollicitation permanente du peintre … à nous faire participer à la scène … enfin les remarquables lavis et dessins  …

L’ART DANS LE JEU VIDEO … aux Docks de la Cité de la Mode et du Design, 34 quai d’Austerlitz dans le 13ème à Paris

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Belle découverte que ce lieu que sont les Docks à la Cité de la Mode et du Design. Agréablement surpris par l’exposition actuelle au Musée des Arts Ludiques où même si l’on est pas un adepte des jeux vidéos on découvre combien ceux-ci nécessitent en amont un travail d’artiste … tout à fait remarquable. Comme le dit d’ailleurs Jean- Jacques Launier, fondateur du musée et commissaire de l’exposition le jeu vidéo incarne à ses yeux « l’Art Total » car il fait appel au dessin, à la peinture, à la sculpture, à la création d’univers entiers et de centaines de personnages par jeu, à la mise en scène, à l’animation, au scénario, à la musique, et bien sûr à la conception d’un mode de jeu destiné à transcender l’interactivité. À travers plus de 800 œuvres et installations spectaculaires, cette grande exposition éblouira un large public transgénérationnel en le plongeant dans un parcours d’une incroyable diversité au cours duquel de magnifiques esquisses au crayon, aquarelles, peintures et sculptures traditionnelles et numériques ou encore tableaux animés révéleront la formidable virtuosité des artistes qui créent les jeux vidéo.
En sortant de l’expo n’hésitez pas à aller prendre un verre sur le Roof (toit végétalisé) où l’ambiance est bien agréable et sympathique … par contre n’y attendez pas la plus belle vue sur Paris … vue sur la Seine sympa mais sans plus.

BONNE ANNEE 2016 – BONNE ANNEE 2016 – BONNE ANNEE 2016

BONNE A NEZ

CHAMPAGNE NOUVEL AN CHAMPS ELYS2ES

REVEIL

Un p’tit tour à Montmartre et puis s’en vont … L’ESPACE DALI … accueille DAUM

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Très bel après-midi à Montmartre sous un soleil printanier !

Montmartre palpitait du même rythme que celui d’un cœur d’adolescent, on m’a délivré un billet au tarif « étudiant » ce qui m’a donné quelques illusions, une foule bigarrée et cosmopolite montait et descendait les escaliers, reprenait souffle sur les « paliers », ça grouillait de partout, les familles déambulaient dans la joie, des « selfies » à tous les coins de rues, les yeux brillaient, s’étonnaient s’émerveillaient, les amoureux se tenaient par la main et regardaient dans la même direction, le fond de leurs yeux ou Paris à leurs pieds dans la brume légère, Polnareff ne grattait plus sa guitare un autre le faisait clochettes aux pieds, mon scooter en a pris plein ses jantes sur les pavés de la rue Lepic … en un mot la vraie vie, simple et belle comme on la veut, comme on la rêve, comme on la désire. Merci mon Dieu c’est bon !

Pour ce qui est de l’Espace DALI … content d’avoir bénéficié du tarif étudiant … Pourtant j’aime la peinture de Dali … mais elle était étrangement absente laissant place aux lithographies et créations dalinesques vues et revues … la Vénus et ses tiroirs (Lacannesque)  le mou et le solide (les escargots) le conscient et l’inconscient, la matière et l’antimatière, les montres molles (oh temps suspend ton vol …) !!! Cet artiste est certes un technicien hors pair, probablement génial et je l’admire pour cela, par contre je n’éprouve aucune émotion devant ses œuvres quelles qu’elles soient.

Les créations DAUM (maison crée dans les années 1880) en pâte de cristal de Dali mais aussi Arman, César, Richard Texier, Jérôme Mesnager, Carlos Mata et Ben  restent du très très bel ouvrage. Flamboyance des couleurs, fluidité des œuvres … bravo.

… Prière d’un peintre mécréant …

Le Rouge et le Noir

Joyeux Noël à tous de la part des « Toile De Lin Et l’Autre »

 

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Expo : « Les clefs d’une passion » à la Fondation Louis Vuitton

La visite de la fondation Louis Vuitton vaut le déplacement car l’architecture du musée est déjà très belle par elle-même. Ci-dessous quelques photos qui montrent l’impression de bateau à voiles donnée par le bâtiment :

Fondation Louis Vuitton - vue de face

Fondation Louis Vuitton – vue de face

fondation Louis Vuitton - vue du 3ème étage

fondation Louis Vuitton – vue du 3ème étage

D’autre part, l’exposition « Les clefs d’une passion » est assez intéressante. En effet, cette expo reprend un certain nombre de chefs d’œuvres de l’art moderne.

La première salle contient 2 tableaux de Francis Bacon dont un qui représente un homme qui crie derrière des barreaux (musée de Chicago), des tableaux de Giacometti, un tableau d’Otto Dix, Le Cri d’Edvard Munch (musée d’Oslo).

La deuxième salle est moins impressionnante à mon gout : Elle contient des tableaux de Gallen-Kallela, Hodler, Nolde, Mondrian (série des dunes) et 2 tableaux de nymphéas de Monet.

La troisième salle contient 2 tableaux « abstraits » de Mondrian (composition 10 en noir et blanc, composition en ligne) qui montrent bien l’évolution de l’artiste.

La quatrième salle contient un grand tableau de Bonnard qui ne m’a pas plus, 3 tableaux et 1 sculpture de Picasso de l’époque de Marie-Thérèse.

La salle 5 contient un tableau de Delaunay connu (l’équipe de Cardiff) car faisant partie de la collection du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 2 tableaux de Fernand Léger et 5 tableaux figuratifs de Francis Picabia.

La dernière salle est, de loin, la plus belle salle de l’exposition : Elle contient 4 panneaux de Kandinsky (réalisés pour Edwin K Campbell), 2 très beaux tableaux de Kupka (Anamorpha fugue à 2 couleurs et Localisation de motifs graphiques II – 1912) et 2 très grands tableaux de Matisse : La danse qui est normalement au musée de l’Hermitage à Saint-Petersbourg et « Le roi triste » (très beau collage de papiers gouachés, découpés et marouflés).

J’adore « Hercule combattant Achéloüs métamorphosé en serpent » … salle Puget au Louvre et ne m’en lasse pas !

 2011 Hercule combattant Achéloüs métamorphosé en serpent - Jean-François Bosio   220px-Hercule_Bosio_Louvre_LL325-1  2011 Hercule ...

  2015 Hercule ...  2015 Hercule fait face

Exposition Velazquez au Grand Palais – à voir ? sûrement…

Huile sur toile 1650, Rome 140 cm haut x 120 cm large

Huile sur toile
1650, Rome
140 cm haut x 120 cm large

L’exposition Velazquez qui a lieu au Grand Palais jusqu’au 13 juillet m’a laissé une impression mitigée. Les tableaux de Velazquez sont remarquables même s’ils sont assez austères. En effet, l’ambiance à la cour d’Espagne n’est pas très gaie. Les tableaux des autres artistes à la même époque sont moins bons que ceux de Velazquez et ils sont nombreux car l’exposition est grande. Deux tableaux sortent du lot : « Le portrait du pape Innocent X », peint en 1650, à Rome : on ressent le fort caractère de ce pape et « La toilette de Vénus ou la Vénus au miroir » (1627-1638) où pour la première fois on voit le visage de la femme qui pose ce qui a choqué à l’époque.

Le reste de l’exposition m’a moins intéressé : 20 tableaux de Bodigones (antichambre de la cave à vin)  en vogue au XVIIème siècle car cela correspond à la peinture de la réalité (naturalisme), beaucoup de tableaux de la cour de Madrid (règne de Philippe IV) et des scènes et des personnages de l’évangile (St Paul, St Thomas, St Pierre pénitent, la tentation de St Thomas d’Acquin, St Rufine).

 

C’est tout Bonnard ! entre 2 décors … l’intime … c’est toujours à Orsay jusqu’au 19 juillet ! allez-y avant de partir en vacances !

C est tout Bonnard

Bonnard ne peut évidemment pas se résumer en une œuvre, mais j’ai été séduit par ce petit tableau qui donne accès à l’intime, à l’abandon et au désordre de la salle de bain … vision parcellaire de l’être aimé dans le miroir qui lui même s’inscrit dans le cadre du tableau. Le corps libre et s’abandonnant ne se dévoile qu’en partie seulement et qui plus est indirectement par le biais du miroir. Mélange de pudeur et de liberté. Suggestions. Nature morte et réalisme du quotidien, on devine une fenêtre ouverte, la lumière du matin baignant le corps de la femme, les flacons, fioles, bassins et autres ustensiles de la toilette. On sentirait presque les odeurs du savon et des huiles essentielles. A contrario la série de compositions avec un « nu dans une baignoire » me semble morbide et m’a laissé perplexe voire m’a dérangé.

Entre deux décors ?

En effet l’exposition … débute par une première période où Bonnard, sous l’influence de Paul Gauguin, va se passionner pour l’estampe japonaise et réalisera des panneaux décoratifs qui vont lui valoir le surnom de « Nabi très japonard » … et se termine par de grandes fresques murales dont le grand triptyque « La Méditerranée » commandé par le collectionneur russe Ivan Morozov.

L’intime ?

Entre ces 2 décors vont se succéder des périodes beaucoup plus intimistes dont comme nous l’avons vu une très belle série sur la toilette, l’intéressante série de photographies prises en particulier lors des « tubs », les portraits, mais aussi des scènes d’intérieur et les vues de son atelier, la nature de la Normandie ou du Canet … Partout la couleur explose et la lumière jaillit de la toile.

BONNARD … l’anecdote !

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