Didier Lockwood

Didier Lockwood

Dieu que nos vies sont fragiles, fugaces et imprévisibles.
Samedi soir au Bal Blomet je vivais des heures sublimes
Sous l’archet de Didier Lockwood tutoyant l’inaccessible
Beauté, vibrant aux rythmes du cœur et du corps unanimes.

Grand moment de bonheur et aujourd’hui de tristesse
Car ce grand bonhomme nous a quitté le lendemain
Sans crier gare emportant avec lui ses notes poétesses
Ses mélodies, ses envolées nous prenant par la main

Pour ses contrées magiques, interstellaires et poétiques.
Je prie pour qu’il ait eu le temps de mettre ses violons
Dans son baluchon, qu’il enchante ses nouveaux horizons
Là-haut au paradis où je suis sûr il donne déjà la réplique

Aux anges qui nous protègent et veillent à notre bonheur,
Écartant quand il embrassait son violon tous les malheurs
Du monde … Didier Lockwood nous manquera terriblement
Lui que la gentillesse et l’humilité habitaient intimement.

Magistral et si simple à la fois. Lyrique ou mélancolique, il
S’élevait, tendu de tous ses muscles et de toute son âme,
Vers le ciel du Bal Blomet accompagnant ses notes fragiles
Et puissantes à la fois. Pensées pour ses amis de cœur et d’âme

Sanya Kroïtor, ses compagnons d’un soir de février cabaret
A n’en pas douter meurtris au plus profond de leurs âmes,
Eux qui vibraient au rythme de son cœur et de son archet,
Et le lendemain matin blafard, sonnés, privés de sa flamme.

Pensées émues pour ceux qui avaient le privilège de l’avoir
Comme mari, compagnon, père, amis et proches en noir
Portant son deuil avec une infinie tristesse et un désarroi
Que nul ne pourra oublier tant elle nous foudroie.

Bruno LAFORGE
19 février 2018

 

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